L'inde vue par Alexis (8ans)

vendredi 10 février 2012

7/ chaleur et poussière sur les routes du Madhya Pradesh



"Une fois que vous aurez senti la poussière de l'Inde, vous ne vous en libèrerez jamais" Margaret Rumer Godden, écrivain, Ecosse ( 1907 - 1998)


Il est bien terminé le temps où Eric et moi voyagions comme des « Amish », le temps où on dînait ou lisait à la lueur d’une bougie , le temps des douches froides à 6h du matin, le temps de l’unique coup de fil du mois passé vers l’Europe pour rassurer nos parents, le temps où les cartes postales n'étaient jamais sures d'arriver à destination à cause des postiers indélicats qui décollaient les timbres pour les revendre au noir … Comme c’est confortable de voyager avec un micro portable et une connection internet quasi permanente !
Jo, à la fenêtre de notre Tata louée

De Bhopal nous voici à Orccha, après 10 heures sur les routes du Mdhya Pradesh. Au cours de notre précédent voyage, les Marocains avaient pour habitude de dire, entre humour et fatalisme, « Au Maroc, toutes  les possibilités sont possibles ». Ici, le slogan national c’est « Incredible India ! ». J’ai ma petite interprétation personnelle :  en Inde, même l’impossible est possible …


Prenez par exemple une autoroute dont la construction vient de s’achever, une belle deux fois deux voies , séparée par un muret ... En Inde on roule à gauche, mais chacune des deux voies de l’autoroute est utilisée à double sens ! Joie et bonheur, mais surtout faites attention  quand vous prennez la bretelle d’accès !!


Je profite pour saluer tous les prochains voyageurs : Hubert, qui rejoint sa famille à Dubaï, Daniele et Tessa qui partent en Arizona, Béatrice et sa petite troupe qui s’envolent vers le Sri Lanka ...


Claire (auteur du post)

mercredi 8 février 2012

6/ On s'intègre !!

"Salut, j'ai découvert le cricket, c'est le sport préféré des indiens, les enfants jouent au cricket dans la rue. Dans ce jeu il y a 3 joueurs, le joueur de droite doit lancer la balle à la main au joueur de gauche, le joueur du milieu essaye de frapper la balle avec sa batte. Sur cette photo je suis le batteur. C'est plus dur qu'on ne le pense !

Et là, je suis en train de faire mes leçons (sur le son "oir" et "oire") dans le train. Une prochaine fois, je vous montrerai des photos de la circulation en Inde : je vous préviens c'est la panique totale ! Il y a des animaux sur la route, tout le monde klaxonne de tous les côtés et ça secoue ! Bye, Alexis"  

"Salut, la statue qui est à côté de moi est un dieu éléphant qui porte chance. Il s'appelle Ganesh. Les indoux croient en beaucoup de dieux et déesses qui sont des hommes ou des animaux ! Je connais Hanuman qui est un singe, Ganesh qui est un éléphant, Kali qui est la déesse de la mort et Shiva qui est le dieu créateur et destructeur ! 

Aujourd'hui en visitant le temple de Sanchi j'ai vu des écureuils ! Il y en a dans tous les temples. Il sont rigolos : quand ils courent ils ont une longue queue qui se redresse. Ils sont de petite taille et ils sont mignons." Joachim

Bon, quelques jours après notre aterrissage nous commençons, un peu, à nous sentir dans le bain. Les vêtements, la cuisine, la ferveur religieuse, la conduite automobile, les animaux ... cela ne va pas être facile de mettre tout ça en photo le blog, mais nous allons essayer de faire de notre mieux. A gauche un temple de Shiva. 

Soulagement cet après-midi au temple de Sanchi : nous n'étions pas les touristes les plus détonnants dans le paysage ... Eric



samedi 4 février 2012

5/ Vanarasi, "dying city, burning city"

 Demain 5 février, départ en train pour Bhopal et déjà la fin de notre première étape à Bénares (Vanarasi en hindi). Bénarès, un nom mytique comme Saïgon, Tombouktou, Valparaiso et d'autres ... Alors finalement Bénarès ? La saleté ? Ni plus ni moins que dans ces villes de ce que l'on appelait "à mon époque" le tiers monde. Mystique ? Peut être pas tant que cela, car les ghats (quais sacrés) ne s'étendent que sur 2 ou 3 km d'un seul côté de la rivière, le reste de la ville n'étant ... 

... peut être pas banal mais, à nos yeux, identique aux autres villes indiennes. Sacrée ? Alors là sûrement, car autour de quelques touristes occidentaux et d'hôtels qui sont beaucoup moins nombreux qu'on pourrait le craindre, les indiens viennent, parfois de très loin, en grand nombre, matin et soir, prier sur les ghats, et les images d'indiens s'immergeant dans le fleuve sont réellement présentes, de même que les bûchers de crémation quotidiens que nous avons trouvé organisés et discrets ... Finalement, dans cette Inde assez folle, j'ai presque trouvé les ghats de Bénarès à échelle humaine ! Éric


Varanasi : dying city, burning city... les hindous l'appellent ainsi. Les pèlerins, ou personnes âgées décidées à y vivre leurs derniers instants sont nombreux à se rendre dans la ville sainte, sur les rives du fleuve sacré. Pour s'immerger, pour y mourir, ou s'y faire incinérer. Ce lieu peut se comparer à Jérusalem pour les chrétiens ou la Mecque pour les musulmans.

James Bond n'aurait pas gardé un tel sang-froid dans un embouteillage indien....
Benares - Sarnath :
Il est meilleur que James Bond ou Mickael Schumacher ... pour nous emmener à Sarnath, dans la folle circulation indienne, il parvient à s'infiltrer sur "l'autoroute" Delhi-Kolkatta en auto-rickshaw, entre les vélos, les camions et les vaches, mais l'industrie du cinéma indien ne l'a jamais retenu pour un casting... dommage, effets très spéciaux garantis !!
voici notre chauffeur de rickshaw : - Alors, Ramesh, à quand la célébrité ??

dans les ruines bouddhistes de Sarnath
Sarnath est situé à 15 km de Bénares, et regroupe les ruines d'une cité où aurait vécu le Bouddha et où il aurait commencé à prêcher, il y a 5000 ans.
Une joyeuse et fervente petite communauté tibétaine (ou himalayenne) tourne autour de l'immense stupa (au fond à droite).
Claire

vendredi 3 février 2012

4/ Bénarès la ville du Gange

"Salut. Aujourd'hui j'ai vu un singe sur le toit de l'hôtel. Nous sommes allés acheter des billets de train pour après-demain, et l'après-midi nous sommes allés sur les bords du Gange. Il y avait des personnes qui priaient dans cette rivière sacrée (très sale et très polluée) et d'autres personnes qui priaient toute la journée et se nourrissent de ce qu'on leur donne. " Joachim 



"Scène de l'Inde d'aujourd'ui : dans une ruelle très "typique" de Bénarès, en face d'un atelier de réparation-rafistolage mécanique en tous genres dont tout le capital résidait en un très vieux fer à souder, deux ou trois indiens s'activaient autour de notre ordinateur, sur le comptoir extérieur d'une espèce de petite "boutique" de téléphones portables bon marché. Ils installaient, sans même avoir besoin de regarder le mode d'emploi, une "clé 3 G" made in India qui est le dernier cri de la connection internet ... C'est en premier grace à eux que vous pourrez suivre ce blog !" Eric


"Pendant le voyage j'ai déjà fait beaucoup de choses : nous avons pris 4 fois l'avion, jusqu'à Paris, jusqu'à Doha, jusqu'à Bombay et jusqu'à Bénares. Aujourdhui j'ai visité les bord du Gange, j'ai vu les crémations (se sont des bûchers pour les morts) et j'ai pris le bateau sur le Gange. Il y avait des temples des dieux indous Shiva, Hanuman et Ganesh" Alexis


Namaskar India ! (bonjour l'Inde)

J'en rêvais depuis 9 ans de revenir dans ce pays où tout est fou.... ce n'était pas le choix le plus judicieux de notre part de débuter notre parcours par Bénares, avec de jeunes enfants. Ici, l'Inde est "démesurée". Je vous laisse imaginer la folie de la circulation et le bruit généré par un embouteillage quasi permanent à l'entrée de la ville; voitures, motos où s'entasse facilement toute une famille, rickshaws, vélos, piétons, bus, camions et vaches sacrées se téléscopent sur la route. On retrouve une relative quiétude sur les ghats (bords de la rivière sacrée).

Cette première étape nous permet d'expliquer aux enfants des notions de la vie : la patience, l'éphémère, le sacré, la différence.

Le site de Sarnath que nous verrons demain fera découvrir aux enfants le bouddhisme, le prince Siddharta et le grand empereur Indien Ashoka.

Puis, dimanche, nous poursuivrons notre voyage , par le train, vers Bhopal.

Bon courage aux Européens , dans le froid désormais.

"Le sourire que tu envoies revient vers toi" proverbe indien

Claire






dimanche 29 janvier 2012

3/ ...prochain arrêt "Krishna"...






avvedacci Aiacciu.
Les sacs sont prêts.
Décollage mardi et ... prochain arrêt Krishna....
(petit clin d'oeil à Pierre V.)



Claire (auteur du 3e post)

jeudi 29 décembre 2011

2/ les globetrotteurs...

sans aucun ordre établi, voici :

Joachim, 8 ans



Eric !



                                                                                     Claire et Alexis (8 ans)


jeudi 15 décembre 2011

1/ crapahute in India





Namasté voyageur !

Ces jours-ci sont les plus courts de l’année…. Dans 15 jours nous souhaiterons la bienvenue à 2012 et au rêve de 10 ans qui va bientôt s’accomplir : voyager en famille plusieurs mois dans une partie du monde. Eric, Claire, et nos 2 garçons de 8 ans. Que ramène-t-on d’un voyage lorsqu’on est un enfant de 8 ans ? … à vrai dire, j’ai moi-même du mal à m’en rappeler. Née dans les années 70, mon père au profil d’expatrié en Afrique noire nous avait déjà fait pas mal bourlinguer ma mère et moi ; aujourd'hui, les souvenirs restent flous, ou enjolivés par les années et la nostalgie ….

« Le meilleur qu’on puisse ramener du voyage, c’est soi-même , sain et sauf » proverbe persan.
L’annonce du voyage de 3 mois en Inde avec 2 enfants suscite autour de nous incrédulité et questions ; mais le plus souvent elle est accueillie avec un sourire épaté !
Nous quitterons notre île par avion le 31/01/2012 vers Paris, puis Doha (Qatar), Bombay et Benarès : nous crapahuterons à travers le nord de l’Inde tout février jusque la ville sainte des Sikhs, Amritsar.  Puis le sud, en mars, entre Bombay et Cochin… au gré de notre parcours, nous trouverons le Holi, la fête des couleurs qui célèbre le printemps, les voix stridentes des divas indiennes qui hurlent dans les sonos, le chaï, thé à la cardamome tellement sucré qu’on dirait du caramel, les indiens, individus curieux et moustachus au sourire «irrésistible »,  les inévitables cafards dodus comme des salamis débusqués là où on s’y attend le moins, le mélange incomparable d’odeurs fait de graillon, de pétales de jasmin, d’encens brûlé et de gaz d’échappement…

Le week end de Pâques (8/04/2012), nous quitterons Madras vers Colombo, au Sri Lanka, encore en avion, pour 3 autres semaines de voyage, avant le retour vers la Corse.

A dopu les voyageurs !!

 

Claire (auteur du 1er post)
Alexis (8 ans), Joachim (8 ans) et Eric

 
post scriptum pour Béatrice L. : Ecole des Douanes à neuilly, 1998.... je fais ta connaissance, et rapidement le sujet de l'Inde nous lie toutes les 2; tu me fais partager ta fascination pour ce pays "hors norme". Quelque part ce blog je te le dédie.