L'inde vue par Alexis (8ans)

mercredi 4 avril 2012

27/ " On dirait pas, mais c'est bon ! " (Joachim)


"Bonjour,
en Inde du Nord, à Orchha, nous avons logé dans une famille (cf post n°8 friends of Orchha). La petite fille et sa mère préparaient tous les repas, avec des naans. Le naan est ce pain qu'elles sont en train de faire sur cette image. Le naan accompagne tous les repas. C'est bon, parfois on y ajoute : du beurre, de l'ail ou du fromage." Joachim et Claire







"Partout, la nourriture est très épicée. C'est incroyable la quantité de piment que les indiens peuvent mettre ! Je préfère le curry ou le poulet massala" Joachim


















" une fois nous avons aussi mangé assis par terre, sans couverts, et avec des turbans sur la tête: c'était la cantine du temple d'or, à Amritsar. Ca m'a beaucoup plu ! " Joachim












"Au début de notre voyage, il y a deux mois, nous avons de temps en temps regretté la nourriture excellente et pleine de fruits et légumes de notre précédent voyage au Maroc. Il nous a fallu un délai pour habituer nos ventres à une telle quantité de saveurs et de piments. Pour la viande, cela tourne entre le poulet et le mouton, surtout en Inde du Nord, l'Inde du sud ayant une forte tendance végétarienne." Claire








"Ce que vous voyez ici est un thali : c'est un repas complet à base de riz, posé sur un plateau en métal ou une feuille de bananier. Le plus souvent végétarien, il se compose de soupe, de curry de légumes, de purée de lentilles appellée dhal, et d'une immense chips parfumée appellée pappadum. Les cuistots indiens ajoutent parfois une salade de tomates, comcombres et oignons dans du yaourt, c'est la raïta. Mon dessert préféré, pour apaiser le feu du piment : du lait caillé avec des cuillérées entières de sucre !!" claire






"Ici nous avons commandé du chaï : c'est du thé au lait avec des épices. Gingembre, massala, cardamome, vanille, et plein de sucre. C'est délicieux. Le moment où je préfère le boire, c'est très tôt le matin, dans une gare routière, avant de prendre le bus !" Alexis


















"Dans toutes les gares de l'Inde on trouve sur le quai des petits vendeurs de fruits, de boissons et de biscuits, comme ici à Amritsar. " Alexis













"Malgré de fortes tentations, nous résistons à l'envie d'acheter des glaces aux marchands ambulants ayant de gros doutes sur le respect de la chaine du froid ..." Claire










"...et malgré la chaleur du bus, nous évitons aussi ces tranches fraiches de concombre qui nous tendent les bras !" Claire










"Dans le train Goa-Mangalore, au petit déjeuner nous nous régalons de délicieux petits gateaux du genre cheese cake, achetés la veille dans une patisserie, que nous savourons avec un excellent chaï servi par les chemins de fer Indian Railway." claire








Voici quelques autres coups de coeur :


le samosa que vous voyez à droite de ce plateau : c'est un ravioli frit avec des légumes...









le rafraichissant fresh lime soda (jus de citron, sucre, eau gazeuse glacée) savouré à l'ombre d'une caravane, comme ici à Mangalore, et parler avec ces marchands ambulants pour découvrir un peu nos vies...








ou encore ce chapati (pain plat) au nutella dégoté par notre Joachim, ici en Inde du Nord, pour son petit déjeuner !












J'avoue qu'après deux mois de voyage, je rêve souvent de ces deux plats, avec un petit verre de Patrimonio ...




Je décerne enfin les 2 meilleures notes au lassi (boisson à base de lait avec du sucre ou parfumée aux fruits) du restaurant Manohar à Bhopal : il était simplement sucré avec des éclats de pistache et de noix de cajou à la surface; et au dessert Hello to the Queen du restaurant Jasmine de Palolem, à Goa : fond de bananes grillées et caramélisées, biscuits petits beurres en morceau, 1 boule de glace vanille et sauce chocolat. Une tuerie !!
Claire






dimanche 1 avril 2012

26/ les fous du volant


Char à boeufs à Orchha, Madhya Pradesh
"Quand nous sommes arrivés en Inde, nous avons été surpris par les moyens de transport. Sur la route il y a toutes sortes de véhicules, je vous montre ?" Alexis












Aurangabad, état du Maharashtra

"Parfois, sur la route, nous croisons des motos ou des vélos archi-chargés, avec des objets ... celui-là transporte des sacs de grains, mais d'autres fois ce sont des chèvres, les pots, ou toute une famille ! A chaque trajet, nous voyons quelque chose d'étonnant sur la route." Alexis




Mysore, état du Karnataka



" Les indiens se déplacent beaucoup en moto. Conclusion : c'est "blindé" de motos !" Joachim















Joachim devant une Royal Enfield, Cochin, état du Kerala

"La moto la plus connue de l'Inde s'appelle ROYAL ENFIELD. On en voit beaucoup, elle pétarade comme la célèbre Harley Davidson, elle est fabriquée à Madras (état du tamil Nadu). Comment la trouvez-vous ?" Joachim












"Une voiture célèbre en Inde est l'Ambassador ! D'ailleurs, pour aller de Mysore à Cochin, nous en avons loué une avec son chauffeur et air conditionné.  Et nous avons avons bien fait, dehors il faisait presque 35 °C." Alexis









Ferry Allepey-Kottayam, Kerala

"Comme le Kerala est le pays de l'eau, il y a un moyen de transport super-pratique dans cet état. Essayez de deviner ! C'est le bateau public, qu'utilisent les kéralais pour se déplacer de village en village, par les canaux.







Dans le bateau, nous pouvions voir le moteur, il n'était pas protégé par un capot." Alexis












"Les indiens lui donnent plusieurs noms; il n'a pas de porte, pas de ceinture, il n'a que 3 roues, un klaxon diabolique, il circule dans toutes les villes sauf Mumbai, le chauffeur conduit avec un guidon de moto et ça ressemble un peu à un ... oeuf ! Les indiens l'appellent tempo ou rickshaw, en français c'est doryphore. Les indiens aiment le décorer". Joachim




"Le conducteur musulman de ce rickshaw de Kolhapur a décoré son petit tempo avec des versets du coran" Claire







Sriranga Patnam, Karnataka

"Je précise que les parents n'ont pas été d'accord pour un premier cours de conduite, même si Joachim et Alexis étaient très volontaires ... et pas seulement en raison de la conduite à gauche !!" claire










Agra, Uttar Pradesh

"Ici à Agra, pour aller voir le Taj Mahal, nous avons pris un "vélo-rickshaw. Nous ne pouvions nous mettre qu'à deux, et ça avançait lentement !!" Alexis












Fathepur Sikri, Uttar Pradesh

"Regardez ce camion ! Nous ne savons pas ce qu'il transportait. Il était énorme et très lent". Joachim.













Bhopal, Madhya Pradesh

"En Inde du nord, nous avons souvent pris le train. Les trains pouvaient être A/C (air conditionné) ou sans A/C. Il m'est arrivé dans certains wagons de trouver des petits ... cafards !" Joachim






Thekkadhy, réserve de Periyar, Kerala
"Mais mon transport préféré a été le dos d'un éléphant, même si c'est un peu lent !" Joachim




Réserve de Periyar, Kerala

"Le 4x4 Mahindra est le véhicule idéal pour découvrir la réserve de Periyar. On part vers 5h30 du matin, et on s'arrête juste pour découvrir le soleil se lever sur la jungle embrumée, et les animaux qu'elle abrite" Claire










Super-fast (!) bus de la KSRTC, Kochi, Kerala
"Nous avons parcouru l'Inde du sud avec les bus publics. Ici au Kerala, les bus n'ont pas de vitre, pas la peine, il fait bien trop chaud de toute façon !! Les trajets permettent aux enfants de découvrir de nouveaux paysages de l'Inde qui défilent sous leurs yeux, ou d'écouter de vieux tubes de J.J. Goldman que j'ai téléchargés sur mon i-pod. Prendre le bus constitue souvent une expérience pleine d'émotion : franchement, les écuries de formule 1 pourraient recruter leurs pilotes parmi les chauffeurs de la compagnie d'état KSRTC, il y a un bon potentiel !!!" Claire













Voici le logo très sympa de la KSRTC !

















Et au milieu de tous ces moyens de transport poussifs ou pétaradants, l'Inde c'est aussi la NANO : la nouvelle voiture créée par le géant industriel TATA qui souhaite vendre une voiture à 1000 € ! La NANO coûte actuellement 1500 €, et une version aux normes européennes est en préparation au prix de 5000 €. Bientôt certains d'entre nous rouleront en NANO ... et vous repenserez à notre blog! Éric (et oui Laurent, après la vingtaine en Mahindra, la quarantaine sera l'époque de la Nano !)




Notre petit clin d'oeil de fin de post va à notre lectrice et amie Barbara :

Kottayam, Kerala


"Barbibelle, si tu devais passer à Kottayam, au Kerala, nous t'avons trouvé cet hôtel, especially for you !!"
Claire







mercredi 28 mars 2012

25/ Le Kerala, le pays de l'eau


 Le Kerala est une région traversée de canaux;

pour cette partie du voyage, nous avons donc utilisé, comme les indiens, les bateaux de transport public.

Et à Thekkady, dans la forêt, nous avons testé un autre moyen de transport local ! Éric

"Après avoir fait une balade à dos d'éléphant, il faut laver sa monture. Le cornac nous a donné des brosses et nous a dit de le brosser très fort !"


"Puis après le cornac m'a dit de monter sur l'éléphant, je n'ai pas compris tout de suite, mais quand j'ai étendu Maman et Joachim crier "Aaaaah ... " j'ai deviné ce qui allait m'arriver !!" Alexis. ps : Aujourd'hui : joyeux anniversaire à Andréi.

"Aujourd'hui, je suis monté sur une éléphante ! On l'a vue manger, puis comme elle était sale nous avons du la laver : nous l'avons frottée partout avec des brosses. Elle a adoré !"


"L'éléphante s'est assise ... a pris l'eau dans sa trompe ... et m'a éclaboussé comme jamais ! C'était trop rigolo !" Joachim


L'Asie est réputée pour ses nombreux arts martiaux. Les amateurs ne sont pas en reste en Inde du sud : le Kerala est fier de cet héritage, et a développé également cet art appelé ici Kalaripayattu, dont les racines remonteraient au 12ème siècle. Les kéralais adeptes de cet art sont fins et souples comme des félins.



Le Kalaripayattu mélange souplesse, techniques de combat et de défense, maniement des armes blanches, jonglage et acrobaties. Je suis impressionnée. A la fin d'un "show", les athlètes remercient leurs dieux hindous en se prosternant et en récitant un mantra (une prière). "Om nama Shivaya"... Claire


lundi 26 mars 2012

24/ ces mots qui nous font aimer l'Inde



J’ai découvert ces histoires en plusieurs années de lecture.
Les deux premières histoires - par Catherine Clément et Arundhati Roy - m’ont fait découvrir un pays immense à multiples facettes.
J’ai conscience que ce post n’intéressera qu’un petit nombre d’entre vous, mais je voulais au moins une fois dans ce blog rendre mon petit hommage à la littérature de l’Inde, et en premier aux écrivains du sous continent eux-mêmes. Je remercie les écrivains étrangers, français ou anglais, d’avoir livré sans crainte leur regard d’européen sur ce pays qui nous parait si étrange…. Je ne vous en dirai que quelques mots… à vous de lire !

Promis, il y aura un post plus "léger" bientôt !
Claire
*
*   *

Les parents d’une jeune femme américaine employée par une ONG dans une petite ville d’Inde du Nord tentent de comprendre la mort de leur fille survenue dans des circonstances mystérieuses, dans un contexte d’émeutes intercommunautaires et d’antagonisme religieux. C’est une chronique à plusieurs voix des quelques mois qui ont précédé sa mort, dans une Inde tiraillée entre tradition et modernisme. Shashi Tharoor : L'émeute


Un jeune indien des années 90 tente de devenir écrivain. Très épris de son épouse, il découvre fortuitement des carnets d’aventures érotiques rédigés par une américaine, 50 ans plus tôt. Cette lecture le détourne de sa femme et de ses ambitions. J’ai lu un roman relatant deux amours, sur deux époques, dans l’Inde moderne des années 90 et celle d’avant l’indépendance. Tarun J. Tejpal : Loin de Chandigargh.




Un indien bobo grand amateur de culture erre à travers Delhi à la recherche d’œuvres littéraires. Bande dessinée complètement originale truffée d’excellentes références à la culture européenne. Sarnath Banerjee : Corridor















A travers un évenement traumatisant impliquant leur mère et séparant deux jumeaux, dans le Kerala des années 90, A. Roy dénonce le système des castes en Inde. Roman construit comme un labyrinthe ou un puzzle. Arundhati Roy : Le dieu des petits riens





L’institution : le mariage arrangé. Onze nouvelles explorent le vécu différent de 11 femmes et de cette coutume particulière en Inde, sur un ton amusé, amoureux ou grinçant. Chitra Banerjee Divakaruni : mariage arrangé.







Des petites histoires internes d’une équipe d’employés de nuit dans un callcenter de la banlieue de Delhi, sur un ton léger et drôle. Chetan Bhagat : une nuit à the callcenter









Un jeune Bihari miséreux se sort de sa condition et devient chauffeur à Delhi après maintes «conbinazzione ». Son ascension sociale impressionnante, sans foi ni loi. Aravind Adiga : le tigre blanc.








Une nuit, dans un train, dans un compartiment « pour dames », 6 femmes se mettent à parler de leurs vies dans une obscurité propice aux confidences. Les tabous féminins en Inde sont exposés sans détour : le célibat, la sexualité, l’avortement, la contraception… Anita Nair : compartiment pour dames








Le destin « hors des clous » d’un jeune indien issu d’une union entre un brahmane et une femme de basse caste, qui s’exile en Angleterre des sixties puis en Afrique noire. V.S. Naipaul : la moitié d’une vie.






Deux jeunes indiens promis l’un à l’autre par un mariage arrangé portent chacun de leur côté un lourd secret... Samina Ali : Jours de pluie à Madras




Un jeune indien de 10 ans s’enfuit de son orphelinat pour découvrir Bombay. Il se retrouve au cœur des émeutes entre communautés musulmane et hindoue de 1993 et découvre la réalité de la ville. Anosh Irani : le chant de la cité sans tristesse




Deux français jeunes mariés décident de parcourir courageusement  4400 km à pied du Kerala à l’Hymalaya, c’est le récit de leur voyage hors du commun et de leurs rencontres. Amandine et Eric Chapuis : au cœur de l’Inde



1945. Un immense pays qui sort de la colonisation. Des communautés opposées qui en viendront à la partition. Un des pères de la nation indienne : J. Nehru. La vice-reine : Lady Mountbatten. Le récit de l’indépendance de l’Inde, et de cet amour secret. Catherine Clément : pour l’amour de l’Inde







Marc Boulet est un journaliste français et « caméléon » ; son créneau : emprunter des identités pour témoigner « de l’intérieur ». Il a appris l’hindi et s’est métamorphosé pour se fondre parmi les mendiants intouchables de Bénares. Marc Boulet : Dans la peau d'un intouchable.



Certains occidentaux en perte de repère sont atteints par le « syndrome indien » peu de temps après leur arrivée dans ce pays. La description de ces voyageurs qui pètent littéralement une durite. Régis Airault : les fous de l’Inde






 

La recherche « absurde » d’un ami disparu, au cœur de l’Inde, par un jeune homme à la recherche de sa propre identité. Des personnages et des portraits étonnants. Antonio Tabucchi : nocturne indien.










La traque d’un opposant indien aux forces britanniques, après la révolte des Cipayes. Jules Verne : la maison à vapeur.



















Dans le Bengale des années 20, une jeune indienne de bonne condition se débat entre les conventions et sa passion neuve pour un jeune européen. Mircea Eliade : La nuit bengali